C’est net. Plus chaud, plus fondant, plus cyclonique et plus inondé quand ça inonde, plus sec quand c’est sec, plus venteux quand ça tempête. Bref, plus besoin de faire un dessin et les scientifiques du GIEC n’ont plus de contradicteurs.
Sauf qu’un certain neurologue nous apprend qu’il y a en chacun de nous un morceau de bout de neurone du déni. On se pince mais on ne le sent pas ! Nous voilà rassurés de faire comme si puisque c’est neuronal !
Sauf qu’il n’y a jamais eu autant de Trump et de Bolsonaro pour mondialiser le déni et être d’autant crus qu’ils ne sont pas crédibles. Jamais autant de Trump et de Bolsonaro dans chacun de nous. Toujours plus de camions sur les routes, de SUV dans les villes, d’avions dans les airs, de commandes sur internet et d’amazon si loin de l’Amazonie. L’industrie qui a commencé il y a deux siècles à monter les degrés de la terre veut que ça se termine plus chaud, plus haut. Tous complices qui achetons, consommons, roulons, fumons, voyageons, chauffons ou climatisons ! Au bonheur d’en finir !
Quelques enfants de ceux qui consomment, fument, soutiennent l’industrie par l’achat de SUV, de vélos, de trottinettes, bref de trucs et de machins que Boris Vian auraient mis dans sa chansonnette, les enfants, de plus en plus nombreux le vendredi, disent que la récré est finie.
Les mômes sifflent la fin de l’hubris général !
Écoutons nos enfants. Écoutons Louis Guilloux qui a tellement dit et répété qu’on ne les aime pas, lui qui avait vu passer une guerre, puis deux, puis trois massacres. Roulons doux, marchons doux, consommons doux, vivons doux, aimons-les enfin.
Tant pis pour les grands magasins aux portes des villes, Leclerc et Carrefour changeront d‘échelle, réduiront leurs rayons. Tant pis pour Nissan, Renault, VW ou Ford, avez-vous vu le déferlement des pick-ups dans nos bourgs ? Les cow-boys n’ont jamais été aussi nombreux sur nos trottoirs d’Europe à regarder les piétons à hauteur de cheval !
Hubris général ! Tournée pour tous ! La dernière !
Commençons bretons. Demandons à nos grands industriels d’envoyer moins de poulets au fin fond du monde, moins de frites congelées et de brioches dorées !
Vive le doux ! Mais au beurre salé.
Gilles CERVERA







