Les Rolling Stones sont conservateurs. Avec l’âge me direz-vous… Mais cette manie de tout garder est ici symbolisée par un titre où Charlie Watts tient la batterie. La création du morceau ne doit pas dater d’hier. Et puis, les Rolling Stones semblent toujours aimanter leurs vieux amis. Les invités se succèdent sur ce “Foreign tongues” : Paul McCartney (déjà présent sur “Hackney Diamnonds”), Steve Winwood (Spencer Davis Group, Traffic, Blind Faith), Benmont Tench (Tom Petty and the Heartbezakers), Robert Smith (The Cure), Bruno Mars sans oublier Chad Smith (batteur des Red Hot Chilie Peppers). Est-ce cela ne change pas la face de ce 25ème album des Rolling Stones. Non. Même si le name dropping demeure savoureux. Enfin les Rolling Stones savent entretenir leur mauvais goût anglais avec la plus horrible pochette de toute l’histoire du rock’n’roll. Ou presque. Ces quelques remarques préalables établies, que vaut le disque ? Et bien, si on fait abstraction de la période 70’s avec Mick Taylor, « Foreign Tongues » est un bon double album dans la lignée du précédent. Mais en mieux. Même si au final, un simple album aurait suffi. Pas révolutionnaire, mais ponctué du tubes, d’énergie et de blues parfois country. Oui, ça existe. La voix de Mick Jagger reste d’une étonnant modernité et surtout ne vieillit pas. Comment fait-il ? Ce disque a été enregistré par des papys du rock qui ont tous 80 ans de moyenne d’âge. A l’écoute de l’opus, cela ne transparaît pas. Le rock est un bain de jouvence. Profitons de ce moment dans les nombreuses versions (picture, vert, rouge, bleue…) Les Rolling Stones sont aussi les rois du Marketing, ne l’oublions pas !
Hervé DEVALLAN
Rolling Stones « Foreign Tongues » (Rolling Stones Records)











