Ça y est est ! Les chantres de la République une et indivisible sortent du bois. Sur tous les plateaux de TV et les studios de radio, on ressort les « anciens » journalistes qui ne manquent pas de s’offusquer de la situation corse. Mieux, ils se gaussent et se répandent en phrases définitives sur ces pauvres autonomistes qui décidément ne comprennent rien. Quand ce n’est pas un Jean-Pierre Elcabache des grands jours qui demande au député Modem François Pupponi si face à la guerre en Ukraine, le moment est bien choisi de manifester ?…
Mais qui a décidé de la tentative d’assassinat d’Yvan Colonna ?
Qui a la garde des prisonniers en France ?
Qui est donc responsable ?
Manifestement pas l’administration française…
Et comme le disent les corses : ils ont obtenu davantage en 7 jours d’émeute qu’en 7 ans de négociation puisque Gérard Darmanin vient de livrer à nos confrères de Corse Matin que le statut d’autonomie de ce territoire pouvait être négocié. Quand ? Comment ? Nous verrons, mais le mot est lâché.
Pendant ce temps, les bretons rencontrent Jean Castex et son milliard généreusement distribué à la province. Paris est en visite. Et devant ce parterre d’aéropage, les enfants d’une école chantent en breton. Quelle audace, quelle liberté ! Personne ne leur a parlé de la loi Molac retoquée par le Conseil Constitutionnel qui met hors la loi les écoles Diwan ? Et du rattachement de la Loire Atlantique ? Non. Les bretons chantent et ça leur suffit. Du moment qu’ils ne parlent pas… Ce silence a un prix : 970 millions d’euros, le montant du contrat entre Paris et la Bretagne qui repose sur des crédits contractualisés.
Hervé DEVALLAN







