- Qui peut passer le bac dans sa langue ? Les basques. Les bretons sont condamnés à obtenir zéro s’ils rédigent leur épreuve de math dans leur langue. Il semble que 2+2=5 dès que l’on rédige en breton. Mieux que cela, les basques sont des malins, puisque toutes les communes du département se sont réunies en une seule agglomération de communes. Pendant ce temps, en Bretagne « on » francise les noms.
- Qui voit son pays réunis ? Les alsaciens où haut Rhin et Bas Rhin vont bientôt ne faire qu’un. Chez nous, on multiplie les manifestations, on pétitionne à tout va, on fait du vélo jusqu’à Paris… Et la Loire Atlantique s’éloigne. Le gouvernement et les élus locaux se foutent de nous en bafouant la démocratie : plus de 100 000 signatures (10% des électeurs) de Loire Atlantique réclament un référendum (pas la réunification, non, un référendum) et hop poubelle !
- Qui a confié son assemblée territoriale aux forces régionales ? Les corses. Nous en Bretagne, on se plait à dire que Rennes est à moins de 2 heures de Paris… Oui, Rennes va devenir une banlieue d’Ile-de-France, et la maire de Rennes s’en félicite. Son ambition ? Gérer une banlieue !! On croit rêver
Bref, il y a des jours où on se demande si les bretons n’ont pas ce qu’ils méritent.
Et puis le soleil pointe le bout de ses rayons : un maire breton veut être la première commune à s’affranchir des pesticides (en l’Autriche, c’est tout le pays…) et ignore la préfète par la même occasion ; des citoyens du Morbihan taggent en expliquant qu’ils ne veulent plus de leurs villages fantômes constitués de résidences secondaires. On se croirait revenu en Corse en 1970 ! Et puis 12 élèves de Terminal passent le bac en breton. La relève est assurée. En cela, l’espoir est toujours permis !
Et ne pensez pas que l’Europe va sauver nos territoires. Les catalans espagnols en savent quelque chose, eux qui ont envoyé 3 députés autonomistes interdits de siéger à Bruxelles.
Seules des initiatives locales loin des partis et des lobbies pourront changer notre destinée. Le maire de Langouët et les 12 bacheliers ont raison. A nous d’agir au quotidien.
Hervé DEVALLAN







