Année 2017. Le pâtissier Bridor, filiale du groupe breton Le Duff, cherche un site de production en Bretagne ou à l’étranger. L’année suivante, il arrête son choix sur un terrain de Liffré pour la construction d’une usine de viennoiserie et de pain. C’était sans compter sur le zèle frondeurs des écologistes !

Une fois encore, nous sommes les témoins de l’opposition entre ceux qui craignent la fin du monde et ceux qui pleurent des fins de mois difficiles… Entre les écologistes et les économistes… Entre les rats des villes et les mulots des champs… Les premiers veulent du bio dans leur assiette, là où les seconds cherchent désespérément à travailler pour se nourrir. Pour les uns : au diable !  l’agriculture intensive, aucune pollution n’est acceptable et moins encore de nouvelles usines dans les campagnes. Les autres, eux, espèrent pourvoir un jour (re)travailler sans avoir à quitter leur province et rejoindre une métropole.

Quelque 80.000 foyers allocataire du RSA en Bretagne… Un taux de chômage correspondant à 6% de la population active… 350.000 personnes officiellement recensées sous le seuil de pauvreté… Face à quoi le groupe Le Duff promet la création de 500 postes en Ille-et-Vilaine, département breton le plus touché par les difficultés de recrutement ; sans compter les emplois induits pour la construction de son usine, c’est à dire des centaines de CDI supplémentaires.

« Nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre dix ans pour que nos projets industriels aboutissent alors que tous nos concurrents allemands mettent deux ans à construire une usine. »
Groupe Le Duff

Bretagne, France et CEE respectent les normes phytosanitaires les plus strictes au monde. Idem en ce qui regarde la sécurité environnementale imposant moult enquêtes et autres études contradictoires afin d’envisager le comment… le pourquoi… et le parce que…  au sujet de l’implantation d’un bâtiment qui risquerait de traumatiser trois piverts et endommager deux fourmilières. Si l’on y ajoute les recours juridiques envisageables, il devient impossible de construire la moindre usine où que ce soit. Dès lors, lorsqu’une société étrangère souhaite s’installer chez nous pour développer sa marque sur le marché européen, elle finit par renoncer avant même d’avoir commencé. Dernier exemple en date : Tesla dont l’implantation européenne se fera à Berlin.

Les écolos de salon destructeurs d’une économie déjà fort vacillante sont d’ordinaire des gens diplômés issues de la petite bourgeoisie. Tous nourrissent des obédiences de gauche dans ce que le ridicule wok-écolo a de plus idiot, une âme égoïste et un comportement suicidaire. Égoïste car ils ne souhaitent pas de créations d’emplois faute d’en avoir eux-mêmes besoin ; ces gens-là veulent un environnement encore et toujours plus vert, jusqu’à la caricature, quitte à faire pousser des carottes sur les toits des grandes villes. En outre, leur aveuglement social relève d’un double suicide : économique et écologique, dans la mesure où leurs actions ne changeront rien à ce qu’ils dénoncent puisque les écolos sont chez nous et les pollueurs là-bas, du côté de la Chine, de l’Inde, des États-Unis et de l’Amérique du Sud. CQFD.

Jérôme ENEZ-VRIAD
© Novembre 2022 – J.E.-V. & Bretagne Actuelle

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