Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait d’Emmanuel Mouret HermineHermineHermineHermine

Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait d’Emmanuel Mouret offre une belle conversation. Entre un homme et une femme qui à coup-sûr tomberont amoureux, et alors ? Le désir dans le récit et dans la vie rate. Rate sa flèche, ou rate sa cible, ou rate sa visée, selon le point du tracé de la ligne pas droite où l’on se place.

Quatre histoires se croisent, s’entrecroisent, pas seulement se trahissent ou se trompent ou alors si, se trompent, voilà le terme. Se trompent d’amour, se trompent de route, font demi-tour et repartent. J’ai appris qui est la très connue Camélia Jordana, et qui le puissant Macaigne. Tous ici, y compris les pas nommés, sont au même rang. De ratage, de tâtonnage et de sabordage.

Les enfants à naître seront d’un autre père que le papa. Un film (trop) beau comme le Lubéron, (trop) beau comme un hôtel particulier en plein Paris. Beau surtout comme un passé simple, le verbe interdire au passé simple ! On se pince !

Beau comme un film littéraire qui pourrait être de Woody, ou de Demy, ou d’Eric Rohmer, je pense à lui dont j’attends toujours le prochain film alors qu’il est mort et qu’Emmanuel Mouret renouvelle le récit d’amour dans un si bel emballage et un montage si subtil.

L’amour rate à tous les coups certes mais pas son récit ! Magnifique !

Gilles CERVERA
Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait d’Emmanuel Mouret avec Camélia Jordana, Niels Schneider, Vincent Macaigne

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