L’état dit non. Il n'y aura pas de référendum sur la réunification de la Bretagne. Jacqueline Gourault, la ministre de la Cohésion des territoires, a répondu au sénateur écologiste Ronan Dantec et elle ferme la porte à cette option défendue par les élus départementaux de Loire-Atlantique.
Reste donc l’exil en Suisse.
Ou que les députés et sénateurs bretons prennent enfin la main et trouvent suffisamment de collègues pour les suivre (corses, alsaciens, basques, vendéens, catalans, savoyards, normands, flamands…) jusqu’à trouver un appui auprès des élus du Centre qui trouveraient un vrai intérêt à former une région périphérique à l’Ile-de-France à 50 minutes (en TGV) de Paris. Bref suffisamment d’hommes et de femmes qui pousseraient les élus LREM à effacer la faute de Pétain. Oui, il semble qu’il faille du courage pour défaire ce que le Maréchal à réaliser en 1941. Allez comprendre.
Reste donc l’exil en Suisse. Un pays ou le référendum d’initiative populaire (le RIC, ce que les suisses appellent la votation) est une réalité et ne remet pas en cause la démocratie et ses représentants légaux du pays Il existe à trois niveaux de votation :
– fédéral pour proposer une modification de la Constitution,
– cantonal et communal pour proposer la modification d’une loi existante ou la création d’une nouvelle loi.
La possibilité de modifier directement la législation fédérale et non seulement la Constitution a été proposée à plusieurs reprises (dont une fois sous la forme d’une initiative populaire en 1958) mais toujours sans succès. A noter également qu’on ne peut pas rejeter par référendum des traités internationaux.
Que la France fasse de même et que les citoyens français et bretons se prennent en main et que l’injustice historique soit réparée. Car côté RIC, les 100 000 signatures obtenues début décembre semblent déjà avoir fait une partie du boulot. Manifestement, l’enfumage est de mise : on va beaucoup parler et peu agir. Comme d’habitude. Jurons que le RIC (Referendum d’initiative populaire) ne se transforme en RIP (Rest in Peace). Et que la Bretagne continue à pleurer l’intégrité de son territoire. Oui, mais pour combien de temps avant les larmes sèchent ?
Hervé Devallan







