Deal or no deal !
L’Europe est tellement complexe et paradoxale, tellement singulière, unique au monde et zombique, tellement haïe et incomprise, tellement unique que lorsque les Anglais lui disent good bye, tout le monde tousse, crache, tremble. Le monde est en apnée, bouche ouverte. C’est plus qu’un gros rhume ! Le virus est dangereux et peu ou pas de de vaccin.
N’empêche qu’après trois années de palinodies, de contorsions, de changements d’humeur, on se sentirait presque soulagé, un ouf discret surgit dans chacun des Européens, et sans doute au-delà. Le monde en est témoin! Ouf est le palindrome de fou ! On aime que les coups de folie trouvent une fin. Il se pourrait que la casse attendue, ce vertige, trouve quand même une sorte de résolution. Un accord !
Les divorces à l’amiable restent difficiles et y sommeillent toujours des conflits ni résolus ni résolvables. N’empêche, l’accord vaudrait soulagement pour les parties et ça n’a pas de prix !
Le comble est qu’un hirsute provocateur, un démagogue pas à ça près, un bateleur de foire pourrait tisser le deal et signer le parchemin.
Comprenne qui pourra !
La démocratie montrerait au fin fond des fins qu’elle n’est que parole, discussion, tractations, démonstrations de force et autres cris d’orfraies plus ou moins hystérisés, bref la démocratie est sans restriction ni négativité ! Ouvrage de compromis. L’Europe ne serait pas ce seul foutoir apparent ni ce sac à réglementations toujours trop plein, c’est de la démocratie. La preuve par la séparation possible d’un de ses membres. S’acterait donc un gouffre avec un fond, un puits avec une possibilité de remonter, vide ou plein à moitié ou à ras bord, le seau !
Vive l’Angleterre atrabilaire et arbitraire. Vive son chacun pour soi effrayant et hubrique. Combien de mensonges et autant de couleuvres avalées, combien de mélo et d’infantile ! Ce serait fini ?
Attendons la toussaint, miz du, pour voir s’il renaît des mois noirs un monstre ou s’accouche une Europe libérée de la capricieuse et libérale Albion!
Vue de la petite Bretagne, l’Europe est comme un gros bateau avec sa coque mal rangée dont il nous manquera un peu de lest anglais mais vive la navigation libre !
Gilles CERVERA







