Yves Landrein a donné presque toute sa vie d’homme à la littérature de qualité. Il a vénéré Georges Perros et mis le meilleur de ses forces à éditer celles de ses œuvres ou Correspondances qui sans lui n’auraient pas été publiées


Il a chaque jour pendant quarante ans pris du temps sur ses propres écrits, sur sa fatigue, à ses proches pour offrir au public les meilleurs livres des meilleurs écrivains de Bretagne.
Il a réédité des textes  anciens qui sans lui se seraient perdus sans presque aucun espoir d’être un jour relus.
Il a donné toutes leurs chances à de jeunes auteurs.
Il a croulé sous les manuscrits.
Il s’est battu pour simplement vivre de son immense travail. Et il ne s’est jamais gâté.
Il a couru les salons, connu leurs courants d’air,  la mévente, les moments de découragement.
Mais il ne s’est jamais vraiment découragé.
Il a été touché par la cruauté de maladie.
Il était bien trop jeune pour mourir.
Il est mort cependant au terme d’une lutte effroyablement inégale.
Nous garderons son image et son travail – ici présents.

Alain-Gabriel Monot

Quand nous avons lancé ce site il y a bientôt un an, Yves a fait partie des quelques-uns qui ont accepté de le soutenir. Il n’était cependant pas le plus argenté et cette aide nous est d’autant plus précieuse.  Nos pensées vont aussi à sa compagne, Mireille, à ses enfants et à toute sa famille.


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