Par Hervé Devallan
Licencier est de bon ton : Peugeot, Doux, Bouygues… Et de légitimement s’interroger : que faire de tous ces chômeurs ?
C’est simple, transformons le problème en solution et résolvons par la même occasion le nœud gordien de nos élites dirigeantes et de leur impasse politique et économique : le coût du travail ne sera plus un problème puisqu’il n’y aura plus de travail ! Autrement dit, maintenant que l’ensemble des salariés de France est rémunéré par l’Etat (RMI, RSA, Indemnité chômage… Et autres émoluments), tout ce beau monde dispose d’un maximum de temps libre. Ce sont donc des bénévoles en puissance ! Le salaire d’un chinois ou d’un vietnamien restera toujours supérieur à 0 euro. Avec une main d’œuvre gratuite, nos entreprises ont tout intérêt à relocaliser et produire en France. Corollaire automatique, l’impôt sur les sociétés est en hausse, ce qui permet de payer les indemnités chômages de nos chers concitoyens ! Cqfd. Une douce utopie ? Ne croyez pas ça, déjà certains secteurs ne survivent qu’à grand renfort de stagiaires comme l’industrie musicale par exemple. Deux ou trois très hauts salaires et la plèbe à 200 euros par mois. Le marché du disque est en crise…
Chômeur actionnaire, c’est ça la solution ! Que n’y avait-on pensé plus tôt ! Ce qui arrange le business plan de Bretagne Actuelle : le bénévole a du temps pour se cultiver ! En attendant cet âge d’or de l’utopie politique, n’hésitez pas à grossir les rangs de nos fidèles lecteurs ! Car tout ce qui bouge en Bretagne et dans le monde est forcément sur Bretagne Actuelle !







