C’est la première fois que le Ministère de l’intérieur, grand ordonnateur des statistiques officielles, regroupe certains députés sous l’étiquette « Régionaliste ». Jusque-là, on avait droit à Divers, gauche ou droite, selon l’humeur. Derrière ces régionalistes se cachent 3 députés corse, 1 député breton (Paul Mollac réélu pour la troisième fois dans le Morbihan avec plus de 73% des suffrages), 3 députés indépendantistes polynésiens et plusieurs députés des DOM TOM. Au total, quelque 265 000 voix se sont portées sur ces candidats. Ce n’est pas une révolution, mais avec des alliances possibles, le début d’un groupe parlementaire. Rappelons qu’il faut 15 députés pour constituer un tel groupe à l’Assemblée en France.

Avec Paul Mollac, la Bretagne ne brille pas par la quantité, mais la qualité. Au premier tour, le Parti Breton et l’UDB (Union Démocratique Bretonne) avaient présenté de nombreux candidats. Pour le PB, c’était au sein d’une alliance régionaliste regroupant Bastir Occitanie, le Parti Lorrain, le Parti Nationaliste Basque (ENJ-PNB), Prouvènço Nacioun, Alternative Alsacienne – ‘s Linke Elsass ou encore le Parti de la Nation Occitane.
L’objectif clairement affiché est d’accéder aux subventions publiques, les partis devant obtenir 1 % des voix dans au moins 50 circonscriptions lors des Législatives. Techniquement impossible pour les petits partis régionalistes, la Bretagne historique ne comptant, par exemple, que 37 circonscriptions. Au final, le parti Breton a présenté 34 candidatures aux législatives dont 32 dans des circonscriptions bretonnes et deux à l’étranger.

Quant à l’UDB elle annonce sur son site avoir doublé le nombre de voix qui se sont portées sur ses candidats lors du premier tour : 23 320 électeurs.

Au final, l’idée régionaliste fait son chemin comme véritable alternative au centralisme parisien du centre de la droite et de la gauche.

Hervé DEVALLAN

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