Cet édito est évidemment d’un bobo !

Cet édito ne porte pas le gilet jaune ! Aucune panne sur le bas-côté, pas de diésel qui tousse ! Cet édito est polémique ! Bobolémique même.

Donc Belle-Ile !

Dont nul ne revient comme il était parti, ne parlons pas du teint hâlé mais de l’âme inspirée ! Forcément !

Voilà un territoire circonscrit. Une circonscription de roches, falaises, phares, balises, sirène, rias, plages et vallons entre autres Sarah Bernhardt, bobo s’il en fut, d’une époque révolue, outre 5500 bellilois que visitent 500 000 visiteurs par an.

Voici pour le résumé d’un qui a pris le rafiot Région Bretagne à Quiberon, a passé sur l’île trois jours de baradoz et s’en est revenu par le même rafiot dit le Bangor, affrété par Compagnie Océane, dûment subventionnée par mes impôts de Bretagne, tout ça est normal, souhaitable, souhaité.

Voyez que le bobo qui écrit a fait son demi-tour de l’île sac au dos, tout confort, et il ne m’est pas possible de nommer ici le bon hôtel où le bobo logea. Pouces-pieds garantis du soir (crustacés cirripèdes marins à pédoncule charnu et court) et ce n’est rien de le dire, ça succule, ça gicle, c’est crado à manger mais le bobo peut s’avérer crado quand il y a des pouces-pieds au dîner.

Donc, résumons : nous sommes moyenne saison.

L’île est semi occupée. Et, déjà, le Bangor vomit des bagnoles, des bagnoles et des bagnoles. Souvent grosses et grasses de surcroît !

Monsieur le maire du Palais, c’est si beau votre île qu’il est facile, en 2022, de dire stop and return ! Une dé-ci-sion s’impose !

Faire de Belle Ile, ou Groix, des territoires d’exception, qui préparent les lendemains qui déchantent.

Facile de n’autoriser que les livreurs, J Perronot ! les artisans, quand la construction va tout va, les personnes handicapées et autres spécificités liées à l’âge. Voilà, c’est tout, on a fait le tour des autorisés et des motorisés.

Le reste reste sur le continent.

Nous avons vu Belle-Ile début juin, qu’en est-il en haute saison ?

Déjà Le Palais est à l’arrivée et au départ des norias de ferries un ballet de toxines, un nuage de particules fines. Le temps à Belle-Ile, même beau, offre un air sans doute en berne, le comble non ?

Les transports en commun sur l’île sont presque impeccables sauf l’hiver. Ils n’existent carrément pas entre Toussaint et Pâques ! Ce qui s’avère un peu méprisant pour les autochtones sommés d’avoir leur voiture. Consentons-y. Du bout des lèvres car il faut pour aller à la crèche de Bangor une voiture si l’on habite Le Palais ou Locmaria. Idem pour les enfants à mener à l’école. Les panneaux Route partagée expriment surtout que le lacis de voies étroites entre champs de vaches et autres moutons reste un défi pour les cyclistes velléitaires.

Donc on insiste ! Quel sens les résidents intermittents et les touristes à la journée mettent-ils dans le passage de leurs belles autos qui, sur l’île, font tache même si de marque Tesla ou éco-exemplaires. La plus écologique des voitures est pas de voiture !

L’île peut s’en passer.

Et le Phare du Paon ou le Grand Phare n’auront plus à éclairer ces accidents mortels sur les routes de la si belle île qu’est Belle-Ile ! Ou Groix !

Région Bretagne, svp, un geste fort !

Stop and return !

Gilles CERVERA

 

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