Bien qu’en politique les choix se fassent rarement entre le bien et le mal, mais plutôt entre le pire et le moins pire, il semble toutefois préférable d’être aux côtés des peuples qui souffrent que d’applaudir les élus qui les font souffrir.

Emmanuel Macron ne dira jamais que ce monde est en train de changer de manière irréversible. Un réaménagement (car c’est bien de cela dont-il s’agit) vers une nouvelle société mondiale et connectée dans laquelle nos institutions habituelles, mais aussi les entreprises (nationales et privées) que nous avons connues et avec lesquelles nous avons grandi, nos cultures régionales séculaires, tout un ensemble d’acquis sociaux, moraux et philosophiques, qui deviennent petit à petit confusément obsolètes. Le gouvernement franchit chaque jour une nouvelle ligne rouge restreignant nos libertés avant de la déplacer un peu plus loin le lendemain, et nous commettons la grave erreur de considérer les conséquences de ces restrictions comme le problème alors qu’elles en sont le symptôme ; comme s’il était normal de tuer ce que nous sommes pour que nous puissions continuer à vivre.

Ce qui se passe est, en fait, la résultante d’un système auquel nous contribuons tous par défaut, au point de devoir prendre position malgré-nous. Ainsi, il y ceux qui cautionnent sans réagir, par peur ou par paresse, convaincus de ne pas avoir le temps ou de ne pas être concernés, tout en ayant conscience du problème qu’ils tolèrent par confort, pour une question de survie, pour conserver leur emploi, leur tranquillité… Bref ! Ils acceptent la soumission en connaissance de cause. D’autres sont aveugles et ne pensent aucunement à ces lignes rouges, estimant qu’il n’y a rien à faire et qu’elles ne dépendent pas d’eux. Enfin, il y a ceux qui savent pourquoi elles existent, ravis d’en finir au plus tôt avec le monde d’hier. Nous connaissons tous ces gens-là : ils s’habillent en vert et votent en rouge.

Emmanuel Macron n’invitera jamais personne à faire son examen de conscience. Pire ! Il se fiche de savoir si les Français cautionnent ou pas ce qu’une petite oligarchie impose au peuple par des lois qui n’en sont pas, puisque les décisions sont entérinées dans des conseils exceptionnels : conseil de défense, haut-conseil de la santé public, conseil scientifique, sans jamais passer par la voix parlementaire, c’est à dire par la radiale démocratique. Voilà bien les raisons pour lesquelles ceux qui sont contre ce que nous vivons aujourd’hui, doivent impérativement le faire savoir. Coûte que coûte. Vaille que vaille. Nous devons dire NON. Ce texte vient de le faire. Chacun fera suivre s’il le souhaite…

Jérôme ENEZ-VRIAD
© 22 novembre 2020 – J.E.-V. & Bretagne Actuelle

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