Ne croyons rien de ce qu’on nous raconte.
Les légendes médiatiques dont nous sommes ivres nous saoulent comme le Chardonnay Hillary !
Ne croyons plus rien mais réjouissons-nous !
Réjouissons-nous de ce nouveau Président des Etats-Unis d’Amérique et de sa Vice-présidente. Ils ne sont pas sans défauts, ne gouverneront pas comme il faudrait, ni comme on voudrait, mais ils sont mieux, bien mieux, que le vieux trompeur. Le bonimenteur menteur va retourner à ses faillites, à ses micmacs sans la haute protection de l’administration à sa botte ! Le commerçant retourne à son commerce comme le cow-boy à ses ranchs où les super gonzesses sont rangées dans des stalles et les pickups au bord des piscines. Peu importe si ça a plu et si ça plait encore. Dieu et les évangélistes y reconnaîtront les leurs ! Les leurs de leurres !
Ne croyons pas ce qu’on nous raconte, les légendaires aux cortèges sirupeux. Réjouissons-nous du vieux cheval de retour et d’une californienne métisse. Réjouissons-nous d’un rêve américain renouvelé, d’un Accord de Paris peut être rejoint et de mesures sanitaires enfin protectrices.
Amérique protectrice contre Amérique protectionniste.
Nous verrons plus tard les différences, les évolutions, non sans que des bavures aient encore lieu, fatales, surtout aux pauvres, surtout aux noirs. Ne nous illusionnons pas.
Nous devons aujourd’hui nous réjouir car ce n’est pas si fréquent. Un populisme en moins n’annonce pas le printemps mais y fait rêver.
Ce ne sera pas magique. La grande réconciliation, ce que Biden appelle la guérison, n’est pas pour tout de suite, ni même pour demain.
Ne croyons pas. Quittons ces registres de croire ou de ne pas croire, ce qui revient presque au même !
Repérons combien de fois le verbe croire fait surface dans notre phrase !
Plutôt, prenons acte. Aimons les faits. Ne nous noyons pas dans les télés vomitoires, les réseaux sociaux sans fin qui préfèrent le mensonge puisque se mentir est le propre de l’homme.
Ne nous dérobons pas à nous-mêmes. Les Etats-désunis d’Amérique, c’est coutume désormais de la dire, se réunissent comme devrait, au fond de chacun, s’apaiser le conflit dur de nos contradictions.
Cessons de commander sur Amazon en feignant de ne pas aimer ce grand méchant. Cessons d’acheter nos chaussettes au pied des conteneurs chinois en feignant de mépriser la mondialisation. Arrêtons les tweets et les couacs en n’ayant plus d’amis que sous forme de like ! Allons acheter à la ferme. Allons rire entre amis !
Allez ! Hillary, encore un Chardonnay, le dernier ! pour se consoler de celui qui t’a privé il y a quatre ans, le misogyne, le faussaire, le chef de magasin, de ta blanche maison…
Gilles CERVERA







