C’est presque un adage : le pouvoir rend fou.
Madame Buzyn nous le confirme. Cette dame en qui nous avions plutôt confiance, ce médecin impeccable, certes son aspiration aux pouvoirs, son goût des titres étaient connus mais on ne l’imagine pas de mauvaise foi au pied du malade. Ni auprès d’un leucémique, tergiverser ou douter de ses prescriptions d’hématologue. Elle était reconnue. Nous le disons à l’imparfait.
Elle a quitté le gouvernement, s’est présenté au scrutin municipal, et est devenue dingue. Un scrutin pour devenir crétin !
Traitre à son mouvement, déloyale à son président, vengeresse de son premier ministre. La voilà qui, prétendant à la mairie de Paris, nous dit qu’elle savait, qu’elle en pleurait en partant sans qu’on la prie et qu’on aurait dû écouter ce qu’elle a murmuré à son chef de gouvernement.
Un premier scrutin à un mètre de distance et avec solution hydro-alcoolique
Tout ça à cause de sa déconvenue. Tout ça parce que Madame est blessée, vexée, éconduite vite fait lors d’un premier scrutin à un mètre de distance et avec solution hydro-alcoolique. Madame Buzyn se déconsidère. On aurait pu avoir confiance dans le Dr Buzyn, plus du tout dans la maire qu’elle ne sera pas, ni dans la femme de pouvoir qui n’honore ni le féminin ni le pouvoir ! En combines et manigances, elle y est une docteure novice et ses ficelles sont des cordes.
Elle irait, si nous-mêmes ne poussions les feux de la mauvaise foi, jusqu’écorner l’image de son ex-belle-mère à laquelle nous eussions aimé l’identifier plus longtemps. Simone avait le même air sage, les mêmes cheveux tirés, manquait donc un chignon pour être à sa hauteur !
Allez, on ne se moque pas du physique et on respecte les dames pour autant qu’elles ne tapent pas du pied comme après un jeu de société –les dames ou les échecs ? un enfant en rage qui n’a pas gagné.
Changeons l’adage sans vergogne : le pouvoir rend folle !
Gilles CERVERA







