Le Tour de France vient  d’entrer en Bretagne. En Loire Atlantique. Et pour tous les politiques locaux qui ont acheté cette étape, l’objectif est clair : assoir ce département dans un ensemble « ligérien ». Quelle erreur ! A peine parti de La Baule, les drapeaux bretons se mettent à flotter au bord de la route.

Un peu comme les chants populaires du Barzaz Breizh recueillis par La Villemarqué au XIXe siècle rectifient la propagande des différents monarques français, les Gwenn ha Du redonnent à la Bretagne ses vraies frontières. Et si l’office du tourisme du cinquième département breton ne s’y est pas trompé en communiquant sur l’appellation « Bretagne », le peuple confirme que la république française se fourvoie depuis Pétain. Mais de quoi a peur la France ? De la démocratie ? Sûrement. Et de la langue bretonne aussi puisque le fameux Tilde accentuant certaines voyelles proche du ñ a été définitivement interdit par l’administration française. Outre le fait qu’elle n’a pas grand-chose faire (très certainement), il apparaît que la langue française craint ses idiomes régionaux. Et nous qui jurions que l’anglais avait conquis toutes les entreprises au détriment du français. Non, c’est le breton l’ennemi et au cœur du quartier d’affaire parisien de la Défense, on doit parler la langue de Per Jakez Helias. D’où cette lutte acharnée. Pour sûr ! Et je ne parle pas des jeunes qui se sont vu refuser de correction leur copie de mathématique en breton. Idem pour nos amis basques. Oui, nous sommes bien en 2018 et vous pouvez continuer de regarder le foot à la télé.

Hervé Devallan

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