Comme si dans tout breton sommeille un cévenol. Comme si nous étions tous un peu Modestine et au bout du licol tous une manière de Stevenson.
L’histoire d’amour nous est à nouveau contée, poétique, sensible, douce, d’un amour plein et juste ensoleillé d’ajoncs, de pelouses et d’une belle entorse ! Plusieurs en fait : à la kermesse de l’école, au Code Soleil*donc, et à la cheville ! Bref, filons vers ce film d’amour, Patriiiick, c’est-à-dire un désir moins le réel. En effet, force est de constater que l’âne ici est à la place du psychanalyste. II se tait beaucoup, sauf avec les oreilles et il braie de temps en temps, juste au bon moment. Celui de l’interprétation ou, quand le réel sature !
On rit et on sourit beaucoup sous les masques – nouveau visage du cinéphile. Le nouveau voyage de Stevenson est un régal et pas recommandable seulement aux randonneurs ! Mais aux ânes ! Ceux qui parlent évidemment ! Et vont vite courir voir Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal !
Gilles CERVERA
Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal avec Laure Calamy, Benjamin Lavernhe, Olivia Côte.











