A 41 ans, Steven Prigent ose enfin se produire sous son nom. Ce disque pourrait bien être un vrai ce nouveau « départ ».
Pour Robin Foster, c’est « l’album de l’année ». On n’ira peut-être pas jusque-là, mais force est de constater que Steven Prigent a du talent et un univers. Son premier album le démontre au fil des 11 compositions. Le pianiste a mis le temps avant d’oser se mettre en lumière hors d’un collectif ou tout simplement sous son nom. Caché derrière le pseudo de SPS Project, musicien anonyme de Yehed Mad, e. Sens ou encore Too Soft ou simple partenaire de Robin Foster, Steven Prigent ose enfin jouer à visage découvert. « Le départ » en est vraiment un. Dans des tonalités proches d’un Yann Tiersen, il nous entraîne dans sa longue quête d’un monde onirique où le voyage a autant d’importance que le chemin. Pour l’accompagner, Christophe Rocher, Yvon Molard, Robin Foster (encore !), Ludovic Prigent, Erwan Bargain… Oui, Steven Prigent est un fidèle et la scène brestoise le lui rend bien. Ses études au piano teintées de touches électro et voix samplées figent le temps et semblent se jouer des confinements à répétitions. On souhaiterait presque que cela recommence.
Hervé DEVALLAN
Steven Prigent « Le départ » (Auto Production) – 3/5












