La chanson française trouve une nouvelle incarnation du côté de la Bretagne en la personne d’Alissa Wenz.
La bretonne présente ici son second album, entre chanson intime, tendresse nostalgique et la vision d’un Paris éternel. Tellement éternel qu’elle est encensée par tous les médias qui vivent loin de la réalité, mais toujours donneurs de leçon. Comprendre Télérama et France Inter. Et pourtant, que cela ne vous effraie pas. Sa poésie néo réaliste livre autant de tableaux qu’aimait à chanter Barbara ou à mettre en rime Paul Fort : « Il faut s’aimer vivant »… Il faut dire que les mots, Alissa Wenz sait les manier, elle qui a déjà commis trois romans dont le dernier, « L’homme sans fil » sorti en 2022 chez Denoël. Une vie, bien remplie et intense pour cette enseignante diplômée de l’École normale supérieur. Comme quoi, l’ENS ne vous condamne pas à devenir chercheur ou serviteur transparent de la République. Alissa Wenz s’égare avec bonheur au pays des souvenirs troubles et d’une société en noir et blanc qui nous redonnent des couleurs. C’est la magie de sa musique aux scénettes d’un autre temps.
Hervé DEVALLAN
Alissa Wenz « Voleuse » (EPM)












