Avec sa pochette qui ne ressemble à rien, le second disque des texans de Quarter City Night Hawks donne un bon coup de pied au rock sudiste !

Le second album des texans démarre comme un lent succédané du rock sudiste. Genre : tranquille sur un fauteuil à bascule à attendre le couché du soleil. Cette fausse pudeur en dorme de mise en bouche un peu ratée ouvre sur un monde groovy et vintage qui ne laisse pas de place au doute. On est bien en train de rouler sur la highway 10 en compagnie d’un excellent groupe du coin. Leur fausse nonchalance est leur meilleur atout. « Le calme avant le tempête » affirme leur guitariste Sam Anderson. Sauf que lui parle de cette période entre deux eaux avant la sortie d’un album. On est donc pas loin du malentendu si on s’attend à un héritier de Lynyrd Skynyrd ou des barbus de ZZ Top. Non, il faudrait partir du blues rock de Warren Haynes (Allman Brothers, Gov’t Mule), le ralentir aux entournures, le vieillir un peu et ouvrir la vanne du bon goût redneck. Tout est relatif, mais le résultat est la vraie bonne surprise en matière de rock sudiste depuis une paire de décennie au moins. Comme quoi, surprendre est encore le meilleur moyen de séduire.
Guillaume du PORZOU
Quarter City Night Hawks « QCNH » (Lightning Rod Records) – 3/5












