Foyer maternel HermineHermineHermineHermine

Le titre original, Hogar, veut dire foyer en espagnol

Le foyer maternel que nous donne à voir la jeune cinéaste italienne, jusqu’ici documentariste et ça se voit, Maura Delpero est géré par les bonnes sœurs. Elles contribuent à l’esthétique beige uniforme, et, sous le voile les vieilles pédagogies qui frappent pour faire taire, seulement les portes et les tables, mais fort, et cette beauté irradiante de la jeune impétrante.

Les couleurs sortent du beige lorsqu’il s’agit des lèvres des jeunes mères, de leurs ongles ou des platées de rouges que leurs petites filles se tartinent pour les imiter.

La douleur d’abandon, et la joie des liens, baignent en douceur ce film de la violence. La violence crue d’une mère qui s’autodétruit, se fout de tout et du reste, la rage au ventre, en espérant, nous les spectateurs, que l’amour de sa fille soit résilient aux deux. Jaillit dans ce gynécée l’amour concurrent de la jeune religieuse, ambiguë, charnellement ambiguë. Amour supérieur enfin à la pointe extrême du pardon de la mère supérieure ! Ces trois plans d’amour sous le regard torturé du seul homme du film : le seul ! Accroché partout avec ses membres écartelés.

Dernier personnage de Maternal, outre les deux enfants incroyables, dont l’une a quatre ans, quelle actrice, le couvent linéaire où ça se passe. Escaliers de corvée de balais, coursives de nuits à petits pas de traque ou étroite terrasse en plein ciel, où les jeunes mères s’évadent !

Un film d’Argentine où la Loi favorisant l’avortement a encore été ajournée.

Gilles CERVERA

Maternal, un film italo argentin de Maura Delpero avec Lidiya Liberman, Denise Carrizo, Agustina Malale…

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