C’est l’histoire d’un belge, Maarten Devoldere, co leader de Balthazar, qui s’essaye de temps en temps à l’ouvrage solo. Et du bel ouvrage avec ce « Ha ha Heartbreak » troisième album sous le nom de Warhaus.
Entre charme et mélancolie, le monsieur livre ses 10 morceaux comme on égrène le temps qui passe. Tout démarre à Palerme dans une chambre d’hôtel. L’inspiration est au rendez-vous. L’album est alors sûr de bons rails et trouve des arrangements somptueux (cordes, piano…) pour habiller ses mélopées feutrées. On n’est jamais loin des univers pop, jazz et soul qui ne sont pas sans rappeler Tom Waits, John Cale ou Leonard Cohen. On est entre gens bien intentionnés et respectueux d’un certain esthétisme. Son disque s’écoute comme une belle parenthèse qui indiquerait un sud éternel. Pas étonnant que l’album soit consacré sur FIP et décrit comme « spleen sensuel ». On ne trouvera pas mieux pour définir le monde de Warhaus.
Hervé DEVALLAN
Warhaus « Ha ha heartbreak » (Warhaus / PIAS)












