Instantanés et moments choisis de l'édition 2018 pour jouer les prolongations

Retour en grâce. Celui de Marquis de Sade. Une classe sans fioritures qui n’a pas pris un pli depuis les débuts du groupe rennais en 1977. La gestuelle syncopée du chanteur est toujours aussi captivante quand les musiciens affichent avec sérénité un sérieux décontracté. Le tout baigné par la douce lumière de la fin d’après-midi de ce jeudi.
Who speak Breizh? C’était la question posée par Damon Albarn au public du Kreiz Breizh : comment prononce t’on Noz Vad « bonne nuit » en breton. Le leader de Blur accompagné d’un collectif de musiciens, chanteuses et chanteurs, a fait du concert de Gorillaz un moment explosif de ce que l’on produit de mieux en matière de métissage musical et culturel.
Un quart d’heure plus tard c’était le show FAB (français, anglais, breton) de Massive Attack : des textes en trois langues s’affichant sur le mur en fond de scène. Un samedi soir fabuleux.

Are you happy? Le leitmotiv de Lee Fields, costume rouge pailleté et boots assortis. De la soul encore de la soul, portée par la voix chaude et l’allure chaloupée du chanteur américain. Entre deux morceaux, des messages d’espoir reçus instantanément par le public. Oui, les gens peuvent rendre la « life great again ». Ce programme-là, sans murs et sans frontières et très international nous emballe.

Tout pour la musique. Rien à ajouter sur la prestation impeccable et jamais nostalgique des virtuoses Robert Plant et The Sensational Space Shifters. Un concert sans palabres démagos et effets inutiles. De la musique, rien que de la musique pour le dernier soir du festival. On pouvait repartir tranquilles.

Et sans oublier. Artus et Delgrès (photo) sous le joli chapiteau de la scène Gwernig. Et aussi IAM, Portugal The Man et Liam Gallagher. Et tous ceux que l’on a ratés parce que l’on a jusqu’à ce jour, qu’un seul corps sans aucun pouvoir d’ubiquité.
Amour toujours. Encore plus d’espace (le site a doublé en surface depuis deux ans) pour toujours plus de love. Ambiance amoureuse aux quatre coins du champ, avec ou sans costume, le temps d’une photo pour la postérité. Plus que 361 jours pour fourbir ses armes avant l’année prochaine… Rendez-vous du 18 au 21 juillet 2019!
Bernadette Bourvon
Photos Jacqueline Ledoux












