Le trio de Lausanne Ventura a réussi le coup presque parfait avec ce troisième album. Une belle découverte qui remonte pourtant à 2013.
Je ne sais pas si la scène suisse est incroyable, mais à elle toute seule, Lausanne est flamboyante. Voici qu’après les regrettés Favez et Houston Swing Engine, une autre formation éclabousse de son talent le Lac Léman. Il s’agit de Ventura qui présente ici son troisième opus. Et peut-être son dernier puisque le groupe vient de perdre son batteur (il a quitté le groupe, ndlr) et se pose de légitimes questions après le départ d’un ami de 10 ans. Pour l’instant savourons notre bonheur à la découverte de ce magnifique album qui fait rugir ses guitares comme une tempête de neige viendrait figer tout un canton. La puissance de cet album est phénoménale. Installant des ambiances à la Tool, voire à la Earth, le groupe sait calmer le jeu entre deux décharges de pure adrénaline. On souffle pour mieux être absorbé puis entraîné dans un compagnonnage fin et subtil. Sorti en 2013, mais découvert il y a quelques jours à peine, cet album pousse à s’interroger sur les réelles compétences de l’industrie musicale. Si Ventura reste confidentiel, comment croire en l’avenir. Qu’importe, puisqu’après l’ignorance, voici venu le temps de la découverte. Et la certitude de revenir à Lausanne plus souvent qu’il n’est nécessaire. D’autres pépites sont tapies dans l’ombre. C’est sûr !
Hervé DEVALLAN
Ventura « Ultima necat » (African Tape)












