Splash Wave s’adonne aux plaisirs inavoués du clavier synthétique et de la batterie électronique. Les années 80 sont vraiment de retour.
Les disques des années 80 se ramassent à la pelle. Pas une brocante pluvieuse sans une pochette vinyle peroxydée. Certains musiciens y trouvent encore la substantifique moelle pour y extraire le meilleur, comme une subtile fragrance aux doux effluves d’antan. Et oui, avec les années (bientôt deux générations !), tout s’en va et tout revient. C’est ainsi qu’en 2012, Splash Wave y trouve l’inspiration presque géniale (et l’innocence feinte d’une culture riche et bien digérée) pour s’adonner aux plaisirs inavoués du clavier synthétique et de la batterie électronique. On se croirait au Club Dorothée tant les effets sonores et visuels (le clip !) libèrent tout ce qui nous agaçait / fascinait à l’époque. Le miracle, c’est qu’aujourd’hui le duo rennais (qui n’a pas connu ces années folles…) transforme la fameuse Deloréane à remonter le temps en une Aston Martin taillée pour la campagne anglaise. On voyage en première classe et l’EP « Le podium #2 » (superbe vinyle au tirage limité à 300 exemplaires) suinte la classe et le bon goût. Autre certitude, Publicist (projet solo de Sebastian Thomson batteur de Trans Am) remixe le titre « Bad n’ Rad » dans ce même EP. Une preuve de ce fameux bon goût s’il en est. Au total, en deux titres et un remix, Splash Wave ne fait pas que remuer la marmite à souvenir, mais plonge directement dans le grand bain des créateurs.
Splash Wave (Third Side Records)












