Sari « Ending » HermineHermineHermineHermine

On a du mal à l’imaginer, mais Sari Nakamura alias Sari est une ancienne star du black metal nippon au sein du groupe Necronomidol. Avec son premier album solo, seulement précédé d’un EP 6 titres, la pop synthétique est désormais son domaine de prédilection.

Et force est de constater que ça lui va bien tant l’originalité du contenu force le respect. La maquillage blanc maculé a remplacé l’araignée sur le visage et les claviers électroniques font facilement oublier les gimmicks heavy. La jeune chanteuse japonaise s’est muée en reine d’une pop qui va effrayer tous les jeunes pubères amateurs de J Pop. Avec son « Ending », on est beaucoup plus proche de Kate Bush et de l’ex compagne de Lou Reed, la musicienne expérimentale Laurie Anderson, que des soubresauts épileptiques pour naïades en jupettes d’écolières. Heureusement. Pour nous bretons, Sari et ses sonorités japonaises s’apparente davantage à l’artiste vannetaise Kohann et son disque « Hypnotic ». Un peu comme les peintres Henri Rivière ou Mathurin Méheut avaient jeté un pont entre la Bretagne et le Japon au début du XXe siècle, Sari semble retourner l’invitation en musique un siècle plus tard. Au final, son album s’écoute avec gourmandise comme un voyage uniquement guidé par le plaisir. Celui d’une électro pop qu’on entend rarement en Occident (hormis à Vannes donc), tant le mariage de l’Asie se marie à merveille avec une certaine french touch inventive.

Hervé DEVALLAN

Sari « Ending » (Specific Recordings) – Vinyle noir 180g édité à 500 exemplaires

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