Après avoir signé la B.O.de Eight for Silver (également connu sous le titre The Cursed), un film d’horreur réalisé par Sean Ellis, Robin Foster est de retour dans les bacs avec PenInsular III, troisième volet d’une trilogie entamée il y a près d’une décennie.
Et le moins que l’on puisse dire est que cet ultime opus clôt de fort belle manière ce cycle dont les morceaux évoquent, pour la plupart, les paysages de la Presqu’île de Crozon, où réside l’artiste. PenInsular III s’impose en effet comme un grand disque de post-rock cinématographique et nous offre neuf titres à la fois puissants et envoûtants, qui semblent conjuguer les différents éléments. La Nature, et en particulier celle de la Pointe Finistère, habite, de la sorte, chacun des morceaux réunis sur cet album que le musicien a enregistré seul en studio. Le ton est ainsi donné dès l’ouverture, intitulée Monument qui, avec ses nappes aériennes et fluides, fixe le décor musical du disque. Après Beg Dinn, splendide second morceau, Robin Foster nous offre Herr Kut ! , aux guitares abrasives et au rythme implacable, qui s’impose comme l’un des temps forts du disque. Suivent les mélodies en apesanteur de Rocamadour ou encore Kerbonn Shogun, qui démontrent une nouvelle fois la capacité de l’artiste à créer des atmosphères et des univers, sensibles et enivrants. Car si cet album évoque la Nature et donc le monde extérieur, il n’en demeure pas très introspectif et se caractérise par sa capacité à susciter, chez l’auditeur, de nombreuses émotions. Un sentiment que vient accentuer Lighthouse, composition hypnotique qui met un point final à ce magnifique opus.
Erwan BARGAIN
Robin Foster : Peninsular III (M2L/Believe/ Coop Breizh)












