Fermons les yeux un instant. Imaginons un gus très naze au beau milieu d’un Parlement qui s’écrierait cela ! Qu’ils retournent en Bretagne !

Une diaspora bretonne de cinq millions de Bretons ! Presque deux rien que pour l’Ile de France. Les autres entre NY city, Papeete ou Nouméa. Qu’on bouge ici ou qu’on bouge là, le Breton est un péninsulaire toujours prêt à prendre le large. Et pas que pour afficher des noms de banques sur des monstres à foils qui n’ont plus du bateau que le titre et de la régate une nostalgie de rhum arrangé !

Tous les chemins mènent au rhum !

Revenons à notre gus naze qui au beau milieu d’une Assemblée s’écrierait, toute honte bue, cela !

Tous les Bretons sommés de revenir ! Tous en Bretagne sur les littoraux ou dans l’intérieur des terres ! Tous les Bretons du monde entier rappelés sur ordre et par ordonnance dans notre bonne terre entre Brest et Vitré, St Malo et Vannes, allez, au pays, ma bro toutes !

Donc en plus des trois millions cinq de résidents, il y en aurait à foisons qui déferleraient sur nos falaises à piétiner, dans nos quartiers à bitumes et pelouses asséchées, trois millions en plus des trois millions !

Tous les fleuves côtiers ne suffiraient pas au programme éco des lave-vaisselles ! Ni la nappe phréatique (il n’y en pas !) à remonter dans les châteaux d’eau ! Vous imaginez un instant le tableau ?

Un abruti intolérant ne voudrait plus voir un Breton qu’en Bretagne !

Il lui imposerait à nouveau l’enfermement des Marches et le périmètre marin où les maquereaux, les plies et les morgates tariraient ! Plus d’export évidemment ! La Bretagne aux Bretons ! La Cooperl en vase clos ! Eaux usées et lisier jusque-là !

Une Bretagne entre Bretons !

On ne lirait plus que nos auteurs made in Bzh et sur trois générations, on ne cuverait plus que notre cidre et on ne se lierait plus à personne hormis quelques traités de réciprocité entre Ciotti, Le Pen et Orban ou Meloni !

Qu’ils y retournent !

Honte des temps qui, en plein Parlement, ose l’exécration ! Plus de zinc dans les bistrots, on a mieux : quatre-vingt-dix députés qui ignorent ce que le refoulement veut dire. Leurs cravates sont des cravaches !

Arrêtons la fiction. Rouvrons les quinquets !

Finies les frontières ! Terminés les visas ! Le nationalisme ne s’imposera pas, parquant chacun dans sa clôture et sur son tas d’ordures ! La diaspora bretonne couvre tous les continents, y habite, y crée, s’y marie et fait de beaux enfants de toutes les couleurs. La crêperie de Fitzroy à Melbourne sent bon la krampouezh kraz !

Bonheur insigne ! Le monde appartient à ceux du monde qui le partagent !

Et aux billigs sans frontières !

Viva BSF !

Gilles CERVERA

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