Tout comme le vin, on reconnaît facilement un groupe anglo-saxon à l’aveugle. Une seule écoute et la concurrence française est larguée. C’est encore le cas avec October Drift et son album « Blame the young ». Il y a chez ces anglais de Taunton, dans le comté de Somerset (au sud de l’Angleterre) un je ne sais quoi qui prête à penser qu’ils vivent le rock en religion. Dans une veine indie rock, notre quatuor livre une version sombre du binaire avec des guitares en guide de mur à la Phil Spector. On pourrait presque les ranger dans le bac Shoegaze. Pourtant, il n’en est rien. Octobre Drift est davantage tourné vers la scène écossaise de la fin des années 90 avec en ligne de mire un groupe comme Guns (de Glasgow). C’est à la fois endiablé et gorgé d’une violence contenue. Oui, Octobre Drift ne réinvente pas la poudre, mais sait l’utiliser à bon escient pour faire exploser son rock.
Hervé DEVALLAN
October Drift “Blame the young” (Physical Education Recordings)












