Oasis est une légende. Un peu comme le PSG et sa seconde étoile. L’image est évidente tant en pays anglais, les liens entre le foot et le rock sont insécables. Pour les 4 mancuniens, c’est Manchester City. La classe ouvrière à l’ouest de la ville a toujours supporté City. Il ne pouvait en être autrement pour les frères Gallagher, eux les fils d’émigrés irlandais. La seconde plus grande ville d’Angleterre après Londres coule dans leur veine. Même si avec l’âge, Noël retrouve ses racines. C’est cette ambiance et ce contexte que le journaliste de Ouest France Philippe Mathé retrace dans cet excellent ouvrage qui transpire une cité ouvrière aujourd’hui disparue et son groupe emblématique depuis les années 90. Car l’auteur ne se contente pas de passer en revue la vie des caractériels frangins (Noël, Liam et n’oublions pas le frère aîné Paul), il cherche à comprendre pourquoi Manchester est devenue la capitale du rock depuis que le punk existe et encore aujourd’hui avec la reformation d’Oasis. La plume de l’auteur est d’autant plus vive et fine que l’on sent le vécu dans les pages qui retracent les concerts de 2025 et surtout ceux de Manchester. Mais Oasis a depuis longtemps dépassé les frontières de la perfide Albion pour inspirer le reste du monde. Leur tournée visitant les 5 continents en atteste. Les souvenirs des supporters de foot aussi quand la garde républicaine reprend « Don’t look back Anger » lors d’un France-Angleterre en l’honneur des victimes de l’attentat de Londres en 2017. Tout le monde s’en souvient. La seule question qui vaille aujourd’hui, c’est : vont-ils ressortir un nouvel album studio ? Et surtout, sera-t-il au niveau ?
Hervé DEVALLAN
« Oasis, les derniers roi d’Angleterre » de Philippe Mathé aux éditions Le Mot et le Reste – 184 pages – 19€
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