Reformé en 2018, le groupe de punk rock breton originaire de Naoned, Tri Bleiz Die, n’avait plus donné signe de vie depuis sa séparation en 2006. C’est désormais avec l’annonce d’un nouvel EP « Pevar » qu’ils refont parleur d’eux.
Leurs 3 albums auront donc une suite qui débute par un premier extrait numérique dès le 21 octobre avec le titre du titre « Lagad an heol ». L’album sortant dans la foulée avant la fin de l’année 2022.
On découvrira si le groupe – avec un nouveau batteur – mélange toujours les instruments traditionnels (bombarde, flûte, violon) avec d’autres typiques du rock (guitares électriques, basse, batterie). Chantés exclusivement en breton, les textes sont pour la plupart des compositions, mais aussi des reprises de chants traditionnels.
A leur actif, un vrai engagement pour une Bretagne à cinq départements comme l’illustre leur titre « Tri Bleiz Die » (renommée « FCN » en morceau caché du 3e album), qui fut un des hymnes du Football Club de Naoned. Autre chanson, autre engagement avec « Aïta » (« Courage »), plusieurs fois jouée en soutien aux militants bretons, qui est présent sur le premier album « Dalc’homp mat ! » (« Tenons-bon »), dont la pochette est dessinée par Chester (Bérurier Noir, Ludwig Von 88).
Leur deuxième album, « Arabat dekoniñ memestra » (« Faut quand même pas déconner »), est, de l’avis des spécialistes, beaucoup plus affirmé avec des textes « engagés, poétiques et enragés ». Fin 2004, le troisième opus « Milendall » (« Labyrinthe »), distribué par Avel Ouest (Coop Breizh) est salué par la presse nationale. Il s’ouvre d’ailleurs par l’hymne breton Bro gozh ma zadoù revisité.
C’est fin 2021 que le groupe entre en studio au Garage Hermétique, là où l’album Milendall fut capté 16 ans plus tôt. L’EP sortira donc 20 ans après l’enregistrement d’Arabat Dekoniñ Memestra. Prénommé « Pevar » (« Quatre »), ce nouvel opus sera composé de 6 titres originaux. 2 morceaux, « Frankiz » (« Liberté ») et « Lagad An Heol » (« L’oeil du soleil »), reprennent des textes d’Anjela Duval, poétesse bretonne dont les œuvres complètes sont parues sous le titre Oberenn Glok en 2000, et ont été rééditées en 2005, à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance. Le titre « War an Hent » (« Sur la route ») est, quant à lui, une libre interprétation du roman de Jack Kerouac « On the Road », aventures presque autobiographiques à travers les Etats-Unis.
Toujours tranchants et énergiques, les titres s’enchaînent, avec un violon (Florian) qui virevolte au-dessus d’une base rythmique solide et très présente (Pascal et Maxime).











