Le célèbre petit Nicolas parle désormais breton. Nikolazig aura mis 54 ans pour être traduit dans une des langues de son pays.
Un tour de force que l’on doit aux éditions Imav à travers leur collection des Langues de France qui a déjà décliné le célèbre personnage de Sampé et Goscinny en corse, yiddish et arabe « français ». Pour 2014, sont attendues les versions picardes et alsaciennes !
Notre Nikolazig e brezhoneg a été traduit par Divi Kervella. L’homme connait bien le milieu de la BD puisqu’on lui doit les adaptations bretonnes d’Asterix, Tintin, du Chat et autres Blondes, sans oublier le « Vocabulaire des argots bretons ».
Mais la traduction d’un livre en breton est-elle rentable ? Oui, si l’on en croit les éditions Imav qui s’appuient sur les 250 000 personnes parlant activement ou occasionnellement leur langue maternelle. Plus sûrement, la maison d’édition du journaliste Aymar du Chatenet et de sa femme Anne Goscinny (fille de René Goscinny…) peut compter sur les 15 000 élèves qui l’étudient à l’école et quelque 450 établissements disposant d’une filière bilingue. Bref, Nikolazig e brezhoneg, fiskal Eo ! Soit : Le petit Nicolas en breton, c’est chouette !
A noter qu’en juillet 2014, « Les vacances du petit Nicolas » devrait être projeté au cinéma. En 2009, les premières aventures du petit bonhomme avaient séduit plus 5 millions de spectateurs en France et 2 millions à l’étranger. Des aventures coproduites par Imav où l’on retrouvait Kad Merad et Valérie Lemercier dans le rôle des parents.
Hervé Devallan
Bon à savoir
Divi Kervella sera en séance de dédicace :
– Samedi 30 novembre à Quimperlé ;
– Samedi 7 décembre à l’espace culturel Leclerc de Quimper ;
– Mardi 10 décembre à la librairie Dialogues à Brest.
imav éditions
Nikolazig e brezhoneg aux éditions Imav, 96 pages, 15€












