Los Angeles, 1947. Peter Graham, détective privé et peintre à ses heures perdues, enquête sur la disparition du frère d’un ancien compagnon d’arme, mort au combat durant la Seconde Guerre. Son investigation va le mener dans les coulisses d’Hollywood…
Amateur de polar, cette bande dessinée vous est destinée. Auteur italien installé en Espagne, Stefano Martino signe en effet, avec The Painted Crime, un formidable hommage aux films noirs américains, hommage qui, dès les premières pages, happe littéralement le lecteur pour ne plus le lâcher. Difficile, en effet, de ne pas être séduit par ce one-shot que nous propose Martino et qui nous transporte, avec brio, dans le Los Angeles des années 40 en nous en offrant une reconstitution tout simplement époustouflante. Décors, costumes, véhicules, accessoires…Tout semble si authentique qu’on s’y croirait. D’autant que la galerie de personnages que nous propose le dessinateur/scénariste est au diapason et procure un plaisir incontestable. A l’image du héros, Peter Graham, qui avec son chapeau et sa tendance à boire plus que de raison, est l’archétype du détective privé comme on en voit sur les écrans. L’enquête qu’il mène est, en outre, parfaitement ficelée et fait monter le suspens crescendo jusqu’à la résolution de l’intrigue. S’appuyant sur un trait réaliste, Stefano a, de plus, la bonne idée de réaliser cet album presqu’entièrement en noir et blanc (la couleur n’apparaissant que dans quelques cases), ce qui accentue la dimension cinématographique de l’entreprise. Autant d’atouts qui font de The Painted Crime, une incontestable réussite dans son genre.
Erwan BARGAIN
The Painted Crime – Scénario et dessins : Stefano Martino. Éditions Glénat, 88 pages, 17,50€.












