Quelques 22 ans après avoir éclairé Landerneau sur la carte du rock, Merzhin tient toujours le haut du pavé d’une musique tendue comme un string.
Les petits gars de Landerneau reviennent avec un nouvel album : « Nomades ». Toujours aussi rock et tendu vers une urgence post punk, les bretons réussissent à frapper fort. D’abord avec un invité de marque, le chanteur de No One Is Innocent sur le titre éponyme qui se fond dans le morceau comme un sucre dans le café. Merzhin et No One ne font plus qu’un ! Enorme. Ensuite, le quintet arrive à ne pas baisser de régime tout au long des 13 morceaux de l’opus. Toujours saupoudré de celtitudes, Merzhin arrive à trouver sa différence sur un terrain plombé par l’empreinte de Noir Désir. Avec le temps (et l’absence de la bande à Cantat), Merzhin demeure un des rares groupes du genre (grosse guitares et chant en français) à être légitime dans le propos et la musique. Keimar Gulbenkian ne fréquente pas n’importe qui ! Et Merzhin peut désormais reprendre la route le cœur léger et le verbe haut !
Hervé DEVALLAN
Merzhin « Nomades » – (Verycords) – 3/5












