On n’espérait pas autant de talent d’un trio de rock 70’s. Leur premier album est une tuerie pour qui aime puiser dans le passé.
On aime cette façon de revisiter le heavy rock 70’s. Dans un style bues rock stoner, le trio parisien ne se contente pas de singer ses vieux aînés, mais donne une nouvelle interprétation de ces années de liberté et d’audace. Teinté de psychédélisme et de fureur, leur rock peut aussi rappeler cette vague du début des années 2000 emmenée par Wolfmother, Dewolff et autres Birth of Joy. L’orgue Hammond très certainement. En revanche, ils ont une façon bien à eux d’affronter ce déluge incandescent. Presque subtile. Presque parce que partir de Deep Purple, Uriah Heep et consort oblige à une certaine retenue dans la finesse. En revanche, ça engage sans modération dans une efficacité à faire redresser l’épiderme. On se dit que Paris a bien de la chance d’héberger ce power trio composé de JM Canoville (chant, guitare), Raphaël Jeandenand (orgue) et Tom Karren (batterie). Ce premier album (après un EP remarqué) regorge de long solo d’orgue qui font oublier bien facilement qu’il n’y a pas de bassiste dans le groupe. Les Doors avaient montré l’exemple. Howard enfonce cette porte ouverte comme de nombreux autres groupes y trouvant un vrai équilibre, entre riffs endiablés et amplis à lampes en surchauffe.
Guillaume du PORZOU
Howard « Obstacle » (Klonosphère) – 4/5












