Dernier jour de ce double Hellfest, la météo est clémente il y a du soleil, la journée s'annonce parfaite. Énormément de monde sur le chemin du festival, et de voitures garées ici ou là ...

En attendant le membre le plus emblématique du « Big four » ce soir, c’est à 15h40 que l’un des membres du « Gros Quatre » français, à savoir Tagada Jones monte sur le Mainstage.

Mais en passant je profite de quelques riffs du groupe de Death Métal américain Vltimas, le chanteur David Vincent a toujours avec sa tenue noire et son chapeau sur la tête. Cependant je trouve qu’il n’y a pas beaucoup de monde sous l’Altar. Ce sera d’ailleurs un peu ce qui me surprendra toute la journée, à savoir Temple, Altar et Valley ne seront pas si « tente comble » qu’à l’accoutumé. Peut-être dû au fait que le public du jour est massivement venu pour la tête d’affiche du soir …

La bonne surprise c’est de voir que le site a été entretenu, du paillage a été dispersé un peu partout, pas un centimètre carré de boue, c’est donc très facilement que l’on peut se déplacer, et qu’on retrouve des festivaliers assis ou allongés un peu partout. Quel travail de l’organisation, chapeau.

Tagada Jones prend la parole entre les titres « Applaudissez-vous, vous êtes formidables ! », aussi comme Airbourne (et beaucoup d’autres artistes) il invite à applaudir « tous les gens qui rendent ce festival possible ».

Il est 16h30 ambiance sombre sous le Temple où les tchèques de Cult Of Fire arrivent à transporter les amateurs du jour, même en pleine journée.

En Mainstage ambiance nostalgie pour moi où les américains d’Ugly Kid Joe nous communiquent leur joie de vivre. Le chanteur Whitfield Crane nous dira quelques mots en français « Est ce que ça va ? », et nous demandera si son français est bon « be honest ! ». Le set est finalement assez Heavy, et je note une belle performance, je n’en n’attendais pas autant de leur part. Un set réalisé sans prétention, sans pression, et avec beaucoup de professionnalisme, de joie et de décontraction, chapeau messieurs !

Au passage le message général de quasiment tous les groupes pendant ces 10 jours de festival a été : « quel bonheur de se retrouver après 2 ans et demi de galère ».

Il est 17h17 quand Ugly Kid Joe terminera son set sur un Ace Of Spades très bien réalisé, vraiment je suis sous le charme, bravo !

Sous le Temple les finlandais d’Archgoat profiterons d’un public aussi réduit, oui c’est bien ça, les festivaliers sont venus pour les four horsemen, le nombre de t-shirt autour de moi le confirme. Cela me fait penser au Hellfest 2018 où c’est Iron Maiden qui jouait le dimanche soir, on ne voyait quasiment que des t-shirts de Maiden, et je me souviens avoir été très très loin pendant le set, il en sera de même ce soir pour Metallica pour moi, je tiens à profiter de cette dernière journée, à me déplacer, faire le plein de souvenirs.

Je sauterai par conséquent quelques groupes, mais pas Bring Me The Horizon en Mainstage où les anglais mettent le feu. Oliver Scott Sykes est bourré d’énergie et fera même un titre depuis la fosse, où il ira partager avec la foule massée au premier rang, il est généreux. Lors d’un des derniers titres il demandera au public d’headbanger et le public lui rendra la pareille, grosse ambiance en Mainstage ! C’est de bon augure !

Un de mes groupes préféré Black Label Society, ou plutôt guitariste préféré Zakk Wylde envahi le Mainstage sous le soleil et démarre son set avec une de mes chansons préférées du groupe Bleed For Me. Toujours aussi affûté (peut-être même plus mince que d’habitude, mais toujours aussi musclé) Zakk enchaîne les titres et les solos sur ses magnifiques guitares. J’ai toujours un peu de mal avec la version « live » de In This River, mais heureux de l’entendre. Grosse ambiance sur Suicide Messiah, et lâché de ballons (Metallica style) sur Stillborn.

Ce sont les suédois de Sabaton qui auront l’honneur d’être le dernier groupe avant Metallica. Leur Power Métal sera partagé à une foule immense venue se positionner pour la suite, c’est une chance de jouer à la tombée de la nuit et juste avant un monument. Peut-être une forme de récompense suite au désistement de Manowar en 2019. Souvenir de l’édition du Hellfest 2019 qui avait été précédée par le Knotfest le jeudi soir où Sabaton avait joué, le vendredi matin Manowar avait décidé de quitter le Hellfest, et les suédois, encore dans les parages, avaient pu reprendre le slot et jouer en Mainstage le vendredi ! Sympas les suédois et bravo à l’organisation à l’époque pour ce tour de passe-passe.

22h07 nous entendons AC/DC, puis vient la traditionnelle vidéo issue du film « Le bon, la brute et le truand », le groupe démarre très fort avec Whiplash, le public connaît, oui les gens sont bien des fans, je suis pourtant bien en retrait, et même à l’arrière les titres sont repris par tout le public.  Je resterai le plus possible à ce niveau, mais au bout de 6 ou 7 titres je recule un peu, pas trop car derrière c’est le groupe de Thrash Carcass (que j’aime beaucoup, mais à choisir …) qui joue (fort) sous l’Altar.

Moment sympathique quand James nous regarde et dit « Qui connaît tous les albums ? on va voir… », puis il dit « Saint Anger ? » (pouces levés et souriant), puis « Saint Anger ? » (pouces baissés et mine triste) et finalement jouera Dirty Window, à côté de moi j’ai quelques fans du titre qui le reprendront en cœur. Je pense que c’est sur Nothing Else Matters qu’à l’arrière (je ne peux parler de l’ambiance devant) le public semblera le plus heureux, j’ai même un couple qui commencera un slow.

Petite vidéo avant For Whom The Bell Tolls un de mes titres préférés. Sur Fade To Black James marque une pause comme à son habitude, sauf qu’il parlera d’un sujet bien difficile, et dira qu’il ne faut pas hésiter à « parler à quelqu’un si ça ne va pas, car vous êtes aimés ! », le public applaudit son intervention respectueusement.

Puis James nous demande si on aime les « old stuff », c’est parti pour Seek & Destroy avec des images diffusant les places des anciens concerts, et la première image c’est « Toulouse 22 Novembre 1984 Club Le Riff ». On enchaîne sur One, puis le final avec Master Of Puppets, un petit feu d’artifice sous le regard ébahi de James et c’est la fin .. sniff … avant l’apothéose et le gros feu d’artifice à 1h20 du matin.

Et bien voilà, c’est fini pour ces 10 jours de Hellfest, ce fut épique, ce fut magnifique, je n’étais pas inquiet pour le Festival, et avec les annonces du week-end (la création de la brasserie notamment) je pense que nous pouvons être tranquille, le Hellfest n’est pas prêt de s’arrêter.

J’aimerais finir en parlant de la pelouse (ah ah), et tout le boulot qu’il reste maintenant pour remettre le site comme neuf, 10 jours de festival et festivaliers ça laisse des traces mais la machine est bien huilée.

Merci le Hellfest, merci Clisson et ses habitants, un immense bravo pour cette édition anniversaire légendaire !

OlivDuff

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