Filip Chrétien semble s’éloigner peu à peu de ses influences majeures, Etienne Daho, Christophe Miossec ou encore Daniel Darc
Désormais, il trouve sa voie sans renier le passé. Toujours aussi mélancolique, le breton dépeint la tristesse de son âme avec le goût des autres. Sa voix chaude résonne à merveille sur des lignes de basse accrocheuses et une pop aux accents « chanson française ». Certes, l’émancipation d’avec ses aînés est sur le fil du rasoir, mais cela donne une vraie et nouvelle personnalité au rennais. Même quand le piano sert de support à ses souvenirs évanescents. Manifestement, « entre nous et la lumière », il y a Filip Chrétien et une infinie tristesse. Cependant, on écoute son disque avec l’espoir qu’après l’hiver surviendra le printemps et ses couleurs arc-en-ciel. Même si « Avant de quitter la terre » nous rappelle vite à sa réalité : l’onirisme.
Hervé DEVALLAN
Filip Chrétien « Entre nous et la lumière » (Les Disques Normal) – 3/5












