Il a fallu deux ans à Christophe Descamps-Treguer pour livrer « Le venin du matin ». Un résultat sans concession pour public exigeant.
Derrière Dolly Matic se cache Christophe Descamps-Treguer. Enregistré chez lui à Brest, « Le venin du matin » dévoile un univers où l’oxymore n’est pas le moindre de ses atouts séduction. Etrange association de Cold Wave des années 80 et d’électro bien dans son époque, de murmures qu’aimait feuler Alain Baschung et de rock progressif anglais, ce premier album surprend à première écoute. Trop de folie et d’envie en une seule fois ; d’émotion gardée intacte qui jaillissent en jet discontinue. Il faut alors prendre le temps de s’exposer soit même aux flamboyances de l’artiste. Oui à l’heure du zapping et des musiques compressées, prendre le temps est un risque contre nature. A moins que ce ne soit l’avenir ? A l’écoute répétée de l’opus, le risque vaut la peine d’être couru. Et aux vues des invités qui ont répondus présent sur l’album, il est rassurant de constater que l’on n’est pas le seul à tomber sous le charme de l’ex batteur de Climatik, Stabat Stable, Tribal Contemporain et Climatik Groove Imaginaire. Notons entre autres les performances du bassiste Michel Teyssier (Kattel Matrix), de Pascale Le Berre (Marc Seberg, Alan Stivell….) aux claviers sur le titre « Bitter Beauty » ou encore des guitaristes Jicé Exertier (Hadhra, Vinylized) et Yvan Guillevic (PYG). Tous se sont mis au service du projet de Christophe Descamps-Treguer qui, en anglais comme en français, trouve les mots justes, ceux d’une écriture aléatoire qui saupoudre de poésie l’univers onirique de l’opus. Une grande réussite !












