Presse écrite… Radio… Télévision… Chaînes privées ou publiques… La pensée est la même partout, le discours identique, aucune nuance n’introduit un semblant d’objectivité face à la crise du coronavirus. Bretagne Actuelle tente un décryptage nuancé.

L’Argentine est à ce jour (11 novembre 2020) le pays qui subit le plus long confinement de la planète. Certaines mesures restrictives sont en place à Buenos Aires depuis le 20 mars, l’épidémie y poursuit cependant son inexorable avancée ; quant à l’économie déjà malmenée par la crise de la dette, elle est à terre. Tout au contraire, le Brésil et la Suède ne confinent pas et le nombre de décès y est proportionnellement à peu près le même qu’en Argentine et en France. Que l’on soumette ou non la population à un confinement, à un couvre-feu ou divers restrictions (telles la fermeture de magasins, d’écoles, de lieux culturels, etc.) le résultat est plus ou moins le même partout. Mais attention ! Haro sur celui qui osera reconnaitre cette évidence. Si vous n’êtes pas historien, vous n’avez désormais plus le droit d’émettre une opinion sur l’Histoire – sauf à être « décolonialiste » ; si vous n’êtes pas climatologue, aucun droit de vous exprimer sur le climat – sauf les écologistes soucieux du réchauffement climatique ; et, bien entendu, si vous n’êtes ni médecin ni scientifique, pas un mot ne devra être prononcé sur le coronavirus, sauf à cautionner tous les confinements du monde. Comment en sommes-nous arrivés là ?

« Aux masques citoyens, Gardez vos postillons » (Slogan publicitaire du Grand-Lyon)

Nous vivons depuis bientôt un an une surenchère orwellienne qui mène des populations saines à subir moult décisions en totale opposition au bon sens épidémiologique. Peste, choléra, tuberculose…,  ce sont toujours les malades que l’on isole après les avoir identifiés – dans le double intérêt de les soigner :  Tester – Isoler -Traiter, afin d’endiguer les contaminations futures – et ce sont aussi eux qui portent un masque pour ne pas transmettre leur affection. Même l’OMS, pourtant satisfaite du premier confinement printanier, déconseille aujourd’hui d’y avoir recours, au risque d’enfermer ensemble les malades et les non-malades, facilitant ainsi la propagation du virus, puisque, toujours selon l’OMS, 80% des contaminations auraient lieu dans le cercle familial.

La gestion de cette crise s’adresse à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion. On nous traite comme des enfants… Si on en est là, c’est de votre faute… Votre incivisme… Parce que vous ne portez pas de masque… Parce que vous n’êtes pas disciplinés… Et vous les jeunes ! Pensez-vous à vos grands-parents ?… Les services de réanimations débordent… Nous allons devoir faire des choix… Trier les malades… Bref ! Vous avez mal agi, vous êtes donc responsables et serez punis, confinés, enfermés, contraints à porter un masque. Stop ! N’en jetez plus. Le monde entier est responsable sauf, bien entendu, nos politiciens dont certains prouvent chaque jour, images à l’appui, qu’ils sont loin de respecter les consignes imposées à la population. Le covid-19 a mis le pays sous hypnose et nous bradons notre liberté pour 135 €.

Soit le masque protège et nul besoin de confiner.
Soit il ne protège pas et pourquoi nous l’impose-t-on ?

En fait, la réalité ne compte plus, remplacée par la perception d’une autre réalité. Pour preuve, les chiffres suivants.* La moyenne d’âge des patients décédés en France du Covid-19 depuis le début de l’épidémie est de 81 ans, elle correspond à celle de l’espérance de vie. 99,9 % des malades ont plus de 30 ans. 0,1 % des morts ont moins de 20 ans, ce sont les désormais célèbres « 28 victimes » du Covid sur 40.000 décès, dont l’essentiel de ces jeunes gens étaient atteints de pathologies beaucoup plus graves. Chez les plus de 90 ans, le taux de survie est supérieur à 80%. Terminons en disant que 90 % des patients en réanimation ont une comorbidité et 83 % sont en surpoids ; seuls 2 % des personnes décédées de moins de 60 ans n’avaient aucune comorbidité connue. Enfin, un tiers des décès français a eu lieu dans les EHPAD : 50 % des victimes avait plus de 84 ans, et 80 % plus de 75 ans. CQFD.

« Il faut tenir jusqu’au vaccin. » (Emmanuel Macron)

Emmanuel Macron a accepté les monumentaux crédits mis à disposition par Bruxelles afin d’amortir l’arrêt brutal de l’économie, ouvrant par là-même les vannes financières de la dette nationale. Quantité d’entreprises peuvent ainsi bénéficier de prêts et subventions directes sans aucune contrepartie. En découle de substantiels plans de licenciements déguisés. Il faudra à terme chiffrer les pertes sociales et celles de l’affaiblissement des structures économiques qui coûteront plus cher que la maladie elle-même. Nous n’en avons hélas ! pas fini. Loin de là. Selon le Président de la République, « Il faut tenir jusqu’au vaccin »** prévu pour l’été 2021. Gardons toutefois en mémoire les chiffres du premier confinement qui a jeté un million de Français supplémentaires dans les affres de la pauvreté. Imaginons, en outre, que si ce deuxième confinement était un essai médicamenteux, nous l’arrêterions sans délai tant ses effets sont délétères : récession, chômage, faillites, dépressions, suicides…

L’épidémie de Covid-19 est une épidémie d’ampleur moyenne, comme l’humanité en a déjà connu des centaines. Chaque année, 60 millions de personnes meurent dans le monde, dont 600.000 Français et, en 2020, les causes de mortalité humaine resteront les mêmes qu’en 2019… 2018…  2017… Premier responsable : le cancer pour environ 9 millions de morts, suivi par la dénutrition, également 9 millions – 40 jours suffisent à la faim pour tuer autant que le Covid-19 depuis son apparition –, suivra la pollution pour quelques millions d’âmes supplémentaires, puis l’obésité et le surpoids, le diabète, la tuberculose, etc. Pouvons-nous imaginez que nos dirigeants souhaitent le bien des peuples ? Si c’était le cas, ils commenceraient par interdire toutes les potentielles causes de cancer : le tabac (considéré comme un produit de première nécessité au même titre que la nourriture durant ce deuxième confinement ! ), mais aussi l’alcool, la malbouffe, les solariums UVA-UVB, etc.

Déconfinons la raison d’être au plus vite

Plus le confinement sera long, plus le risque de troubles sociaux est important. Pourquoi n’a-t-on pas sollicité un vote à chaque parlement régional afin de statuer sur le bienfondé d’une telle décision, puis fait remonter les résultats au gouvernement qui aurait tranché pour une éventuelle application nationale ? Oui. Pourquoi ? Entre autres parce qu’ainsi Paris contraint le pays à « faire nation » à un moment où les révoltes fomentent partout ; alors que, et voilà bien le scandale, la gestion de cette crise eût dû être envisagée à l’échelle régionale pour être efficace. Résultat. L’état d’urgence est ratifié jusqu’au 15 février 2021, ce deuxième confinement est un fiasco, le port du masque obligatoire est devenu facultatif – il suffit d’observer combien le portent à la main ou sous le menton – sans parler des rares patrouilles de police guère plus dissuasives que des gardiens de squares monégasques. Autant en finir ! Tout au moins en Bretagne. Déconfinons au plus vite la raison d’être pour une communication sans masque. Et redevenons vivant avant de mourir.

Jérôme ENEZ-VRIAD
© 11 Novembre 2020 – J.E.-V. & Bretagne Actuelle

*Les chiffres de cet article sont ceux de Santé Public France en date du 11 novembre 2020.

**Allocution présidentielle télévisée du 28 octobre 2020 : « Il faut tenir jusqu’au vaccin, nous disent les scientifiques » (sic).

 

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