Et si BOPS avait grandi ? On est enclin de le croire avec « Sounds of parade », le nouvel opus des rennais.
Rennes est définitivement plus proche de Londres que de Paris. Et ce n’est pas l’écoute du nouvel album des BOPS qui va nous démentir. Ni les propos de tous les anciens (Frank Darcel, Étienne Daho…) qui dans les années 70 embarquaient à Saint Malo, direction la Mecque du rock. Aujourd’hui tout est plus simple (enfin avec le Brexit, faut voir…) et les groupes rennais sont depuis longtemps biberonnés au son de la Tamise. A moins que ce ne soit Manchester. Avec « Sounds of parade », le trio va un peu plus loin en injectant à son jeu vif et saisissant une dose de romantisme. Comment ? En invitant sur trois titres l’Orchestre Symphonique de Sofia. On pourrait craindre une sucrerie douce amer. Loin s’en faut. La couleur BOPS en sort grandie sans en faire de tonnes. Le juste équilibre entre création et intention. Au final, un album qui donne au rock garage de belles perspectives.
Hervé DEVALLAN
BOPS « Sounds of parade » (Le Cèpe Records)












