Tout commence avec un rythme à la Status Quo. Mais qu’on ne s’y trompe pas ! Arion Rufus est à l’opposé du groupe de Francis Rossi. La preuve ? Le second morceau ouvre sur un riff à la Niagara époque « J’ai vu ». Une fois qu’on a dit ça, on se trompe pourtant sur la musique déployée par les brestois. Si le rock débridé est bien présent, on s’aventure aussi quelque fois vers un dub dépouillé. Entre ska, reggae et surf music bizarrement. Le tout saupoudré par un spoken word emmené par la voix d’Erwan Bargain. Original avez-vous pensé ? Effectivement, rien ne ressemble à Arion Rufus. De la pochette punk 77 aux paroles en français et aux petits oignons (engagée et poétique en d’autres mots), le quatuor affole les compteurs par sa prise de position artistique. On avait pris l’habitude d’une telle originalité avec e-Sens sous perfusion jazz rock. Avec cette nouvelle entité, le groupe poursuit son chemin fusionnel, mariant les genres et pétrissant les mots.
Hervé DEVALLAN
Arion Rufus « Dehors, c’était la nuit » (M&O Music)












