A 26 ans, Alex Amen signe le grand retour d’une certaine folk matinée par les années 60 et 70 du côté des côtes californiennes.
Son premier disque long (après un EP en 2025) regorge de guitares sèches et de picking donnant à ses refrains des airs de Bob Dylan : on se surprend à entendre la mélodie de « Blowin’ in the wind ». A l’écoute du disque, on se sent enveloppé d’une vraie nostalgie. Il faut dire que notre homme semble suivre le parcours des premiers hippies : à 18 ans, il quitte son Texas natal pour étudier le cinéma du côté de Los Angeles pour finir par s’installer dans une communauté liée au mouvement contre culturel des années 60. Le revival bat son plein. En 2017, l’isolement est encore plus intensif puisqu’il se réfugie dans l’ile de Vashon, au larde de Seatle, et ses 10 000 habitants. Entre poésie et construction de bateaux en bois, Alex Amen ressent néanmoins l’appel de la musique. La suite et le résultat de ce retour en Californie demeure ce très beau disque digne du renouveau d’une scène folk / americana / country souvent portée par des égéries pop et que Alex Amen peut entrainer jusqu’aux contrées de Bob Seeger, voire de John Lennon sur le dernier titre de l’album. Avec « Sun of Amen », il s’installe au cœur d’une histoire roots et authentique, sans fioriture mais néanmoins bien entourée. L’album est enregistré par Jonny Bell (Cage the Elephant…) et de nombreux et talentueux musiciens dont le très demandé Tommy de Bourbon aux guitares. C’est lui qui a notamment accompagné Lana Del Rey à la Pedal Steel lors de sa dernière tournée. Du beau monde pour un disque aussi authentique qu’inattendu en 2026.
Hervé DEVALLAN
Alex Amen « Sun of Amen » (ATO)












