Ripaille « La vieille que l’on brûla » HermineHermineHermineHermine


C’est toujours un plaisir de découvrir – et d’écouter ! – les réédition du label lorrain Replica. Non seulement, le travail est bien fait, mais en plus leurs trouvailles sont toujours aussi étonnantes. Et à chaque fois la même question : comment ces groupes ont pu rester dans l’ombre ? C’est le cas de Ripaille qui sévit dans les années 70 du côté de Brest. Dans un style progressif marqué, le groupe prouve qu’Ange, Atoll et Triangle n’étaient que le dessus de l’iceberg. Dans une influence un peu baroque assez proche des premiers disques des frères Décamps, Ripaille ne cache pas sa volonté d’« écrire une farce satanique ». Pour cela, le combo puise dans les œuvres de Rabelais pour trouver son nom et sortir un premier et dernier disque « La vieille que l’on brûla » en 1978.

En 2023, la qualité de cet album saute aux oreilles. Le choque cependant fut très discret au cœur des années punk ! Qu’importe, un chef d’œuvre ne prend pas de ride. Profitons en pour découvrir à sa juste valeur cette galette injustement oubliée et citer les musiciens : les nantais Patrick Droguet (guitares) et Gérard Duchemann (chant, claviers), le gars de Concarneau, Michel Munoz (batterie) qui a aussi joué avec Dan ar Braz, l’ex Alan Stivell Jacky Thomas (basse) et enfin Patrick Audouin (piano), tous deux de Brest même. Ripaille mettant à jour le grand écart avec leurs débuts dans le rhythm’n’blues, le british blues et le folk-rock celtique ! Au final, « La vieille que l’on brûla » fut l’unique témoignage de Ripaille enregistré en Normandie par Bruno Menny (Malicorne). Le second album ne verra jamais le jour malgré quelques titres enregistrés au Château d’Hérouville et la présence du batteur Michel Santangeli à la place de Michel Munoz.

Hervé DEVALLAN
Ripaille « La vieille que l’on brûla » (Replica) – Vinyle noir 180g – 500 exemplaires
A écouter sur Bandcamp

 

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