Kabig, le destin d’un habit de grèves HermineHermineHermineHermine


Tous les petits bretons en ont un jour porté. Qu’il soit bleu marine ou noir, voire rouge pour les plus audacieux, le kabig est devenu l’uniforme de tout un pays. Un peu comme la marinière. Mais d’où vient ce drap pure laine très serrée, veste de travail de la grève porté par les goémoniers du Pays Pagan au milieu du 19e siècle. Le Pays pagan ? Une fine bande de terre entre Goulven et Plouguerneau au nord Finistère. Et comme toujours, il s’agit au départ d’un vêtement utile et pratique pour se protéger des intempéries. Ce qui l’a désenclavé et rendu populaire : le chemin de fer. Et donc les premiers touristes qui s’en emparent jusqu’à le rendre populaire qu’on soit homme, femme ou enfant.

L’histoire a fait le reste : la cinéma (« Dieu a besoin des hommes »), mai 68, les bagads… Jusqu’à donner à l’identité bretonne un nouveau visage, entre mode et contestation et le faire entrer dans notre patrimoine culturel.

Ce livre retrace l’histoire du Kabig, de ces fameux chemins de grèves aux ateliers de fabrication Le Berre et Le Minor et les créateurs de mode parisiens qui lui redonnent une seconde jeunesse dans les années 80.

Hervé DEVALLAN
Kabig, le destin d’un habit de grèves
, collectif, aux éditions Coop Breizh – 22€

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