On le sait depuis toujours : c’est dans la contrainte que naît la création. L’humour n’y échappe pas, bien au contraire. Pensez à toutes ces blagues qui fleurissaient sous le régime soviétique. La chute du mur a également mis fin aux bonnes histoires des tontons du KGB et de la Stasi. Depuis, le monde est théoriquement plus libre et très certainement moins joyeux. Heureusement, le confinement est arrivé ! Et avec lui son lot de dérision, de maximes et autres dessins pour prouver que le second degré est un art encore en vogue que « Confineries » nous rappelle avec gourmandise. Car si le virus circule, la facécie aussi sur les réseaux sociaux.
Pour se souvenir de ces presque 3 mois d’isolement forcés, Catherine, Peggy et Pamela Wajsman ont réuni dans un petit fascicule tous ces dessins, toutes ces phrases lapidaires, ces commentaires absurdes qu’on avait déjà oubliées. Autant de jugements définitifs qui prêtent encore à sourire… En attendant le prochain confinement. Un exemple : « Plusieurs parents sont en train de découvrir que le problème, ce n’est peut-être pas l’enseignante… ». Pas faut.
Bref, on n’est pas au pays de la grande littérature, mais sur la plage, entre deux masques, il se pourrait bien que « Confineries » soit l’indispensable accessoire de cet été 2020. Notamment parce que les droits d’auteurs du livre seront versés à La Voix de l’Enfant et à la Fondation des Hôpitaux de France.
Hervé DEVALLAN
« Confineries » de Catherine, Peggy et Pamela Wajsman aux éditions Jean Picollec, 118 pages, 9.90€












