En 1944, Heinrich, un soldat allemand hanté par le souvenir de Rebecca, sa bien-aimée, meurt sur le front de l’Est. Malheureusement pour lui, il ne trouve pas la paix et est catapulté dans le monde de Résurrection, où il devient un chevalier vampire répondant au nom de Requiem…
Epuisée depuis plusieurs années, Requiem, la série culte imaginée en 2000, par Pat Mills et Olivier Ledroit est aujourd’hui rééditée par Glénat. Une occasion de redécouvrir cette œuvre à la fois sombre et foisonnante qui ne ressemble à aucune autre. Il faut dire que le tandem formé par Ledroit et le scénariste britannique Pat Mills, n’en était pas à son coup d’essai et avait déjà, à l’époque, publié Sha, une trilogie mariant steampunk et sorcellerie. Avec Requiem, initialement sortie aux éditions Nickel, les deux complices reculaient une fois de plus les limites de leur imagination et nous offraient une nouvelle saga atypique. Le premier tome, intitulé Résurrection, donne ainsi le ton et dépeint, avec énergie et talent, un univers parallèle peuplée de vampires, de loups garous, de goules et de zombies. Et ce, en s’appuyant sur la force de frappe graphique d’Olivier Ledroit dont les planches se révèlent le plus souvent époustouflantes. On peut certes reprocher au dessinateur une mise en images par moment un peu confuse, mais l’esthétique qu’il développe tout au long de ce premier volume reste remarquable et n’est pas étrangère à la fascination qu’exerce la série sur de nombreux lecteurs.
Dessins : Olivier Ledroit. Scénario : Pat Mills. Editions Glénat. 14,95€.












