Depuis la publication des Aventures d’Alice au pays des merveilles en 1865, nombreux sont les peintres et dessinateurs à avoir confronté leur univers graphique au roman de Lewis Carroll.
L’auteur anglais avait d’ailleurs lui même illustré son propre récit avant de faire appel à John Tenniel, dont la mise en image continue de faire référence. Celle que nous offre aujourd’hui Benjamin Lacombe devrait elle aussi marquer les esprits et séduire les lecteurs désireux de passer de l’autre côté du miroir. Comptant parmi les illustrateurs les plus doués et les plus côtés de sa génération, Benjamin Lacombe revient ici aux références victoriennes du texte et mais aussi à sa noirceur et à sa complexité. Mariant différentes techniques (gouache, huile et aquarelle), l’artiste nous ouvre les portes d’un monde à la fois baroque et surréaliste, qui, par moment, évoque les films les plus sombres de Tim Burton. « Pour créer mon Alice, je me suis nourri à la fois du modèle que Lewis Carroll avait fourni à Tenniel, à savoir les photos de Beatrice Henley, ainsi qu’à l’univers singulier et sulfureux des photos d’enfants qu’il a prises toute sa vie », explique Benjamin Lacombe qui, sur une traduction de Henri Parisot, signe un ouvrage aussi splendide qu’envoûtant.
Ecrit par : Lewis Carroll. Illustrations : Benjamin Lacombe (traduction : Henri Parisot). Editions Soleil (collection métamorphose). 29,95€.












