On peut avoir été personne (My name is nobody) et devenir quelqu’un. En l’espèce Vincent Dupas.

Premier album du nantais Vincent Dupas, « Longue distance » n’est pourtant pas l’œuvre d’un impétrant. Son parcours a déjà croisé la route de plusieurs projets folks (My Name is Nobody, Serpentine) et de sensations beaucoup plus rock comme Binidu (avec le duo Pneu) et Fordamage. Mais, il est vrai qu’en solo et sous son nom, c’est une première. Autre nouveauté, cette approche pop qu’il ose désormais. Certes, ça reste très travaillé. On pense parfois à Bryan Ferry pour ce côté léché et dandy. Et plus certainement sur la longueur à des ambiances proches de Belle and Sebastien ou Yo de la Tango. L’esthétisme est de mise. Chanté en français et en anglais, chaque titre vise juste et penche du côté intimiste de l’artiste et minimaliste de la musique. C’est à la fois discret et de bon goût. Le tout accompagné par Pierre Marolleau à la batterie et Hugo Allard le bassiste des Von Pariahs. Vincent Dupas est donc en bonne compagnie et de notre côté, nous sommes bien accompagnés pour de nombreux week-ends au coin du feu.
Hervé DEVALLAN
Vincent Dupas « Longue distance » (Mus ‘Azik / Diffe’rant) – 3/5












