A nouveau, avec « Sagittarius », les catalans étonnent autant qu’ils détonnent. Il faut dire que marier MC5 et Funkadelic n’est pas donné à tout le monde.
Cinquième album pour Tokyo Sex Destruction, et la confirmation que le garage punk qui les animait à leur début ne leur suffit plus. « Sagittarius » fait en effet preuve d’audace en explorant les terres vierges du garage funk. A l’écoute de l’opus, le mariage est une évidence pour tous. Car en associant l’énergie brute et spontanée du garage à un funk débridé, parfois latino, le groupe swingue comme au bon vieux temps des 60’s américaines. Il faut dire que les catalans n’hésitent pas à y ajouter un zest de psychédélisme qui donne à l’ensemble cette improbable cohérence. Pour couronner le tout, chaque titre est un prétexte à dénicher l’ultime refrain. L’aisance et la maîtrise de cette soul de Detroit et ce rock New-yorkais confère à la formation – encore – underground européenne une vraie légitimité à séduire un plus large public. On leur souhaite car l’album mérite vraiment ce supplément de lumière.
Hervé DEVALLAN
Tokyo Sex Destruction « Sagittarius » (BCore)












