Oubliez vos anciennes références et tombez sous le charme des nouveaux Craftmen Club. Avec Eternal Life, ils flirtent avec l’indécente efficacité d’un succès annoncé.
La machine à tube est lancée ! Avec ce troisième album, les guingampais marquent une nette rupture musicale avec leurs dernières livraisons et trouvent par la même occasion l’instinct animal de la mélodie hypnotique. Les 5 premiers titres d’Eternel Life sont tout simplement phénoménaux et doivent donner du fil à retordre aux radios… Et aux festivals estivaux en mal de pointures calibrés pour le succès. Ils sont bien trop à l’étroit aux Bars en Trans !
En 2010, on laissait The Craftmen Club de retour d’une tournée qui les avait vu triompher du Japon, de la Hongrie et de la France. Depuis, silence radio ou de faibles signaux pop émis par le side project Thomas Howard Memorial où le prolixe batteur Yann Ollivier officie au chant et à la guitare. De là à imaginer que The Craftmen Club avait rendu âme et guitares… Encore un énorme gâchis pensait-on. Et bien non ! En revanche, oubliez les références qui collaient à la peau du groupe et les expressions du genre « garage », « Jon Spencer Blues Explosion » ou « Banjo ». Aujourd’hui les coups de boutoir rock se marient aux machines avec désormais deux artificiers en chef, Mikaël Gaudé épaulant Steeve Lannuzel à la six cordes. Ces deux là s’entendent à merveille pour balancer du gros riff sur fond de basse méthodique, de batterie au millimètre et de refrains tout simplement époustouflants. Ecoutez « Vampires » (ou « Animals » ou…) et remettez le son ! Car on ne résiste pas longtemps à cet album qui respire l’urgence et pourrait même finir sur la piste de n’importe quel dance floor éclairé par tant de virtuosité, d’audace et d’hymnes à hurler sans concession. Ni aucune modération.
Hervé DEVALLAN
The Craftmen Club « Eternal life » (Idol)












